La situation des enfants des rues

Les rues du monde, des pays pauvres comme des pays riches sont un refuge pour de nombreux enfants. A Katmandou uniquement, l’organisation CPCS en dénombre entre 1200 et 1500. Ceux-ci dorment, travaillent et vivent dehors en bandes, sans le soutien de leur famille.

Ils travaillent comme khalasis (collecteurs d’argent dans les transports en commun locaux), ramasseurs de plastique, mendiants, vendeurs de bouteilles d’eau, de journaux, etc.

Dans ce décor de rue et malgré leur jeune âge, ils doivent affronter l’exclusion sociale jour après jour et deviennent des proies faciles pour certaines des plus viles formes d’exploitation. Leur fragilité en fait des victimes de choix pour les mafias locales qui les utilisent pour toutes sortes de trafics.

Ils forment une société parallèle avec ses propres codes, son propre langage, ses propres rituels dont font partie le « sniffage » de colle et la prise de drogues. Une fois passé le cap des 16-17 ans, soit ils sombreront dans la délinquance et/ou la drogue, soit ils finiront leurs jours en prison ou décéderont à peine quittée l’enfance, tant les conditions sont précaires et leur survie compromise.

Les raisons qui poussent les enfants à rejoindre les rues de Katmandou sont multiples et complexes. Les conditions socio-économiques en village, la désintégration de la cellule familiale, la violence domestique (souvent associée à l’alcool) l’urbanisation et l’attraction de la ville, l’instabilité politique en sont les principales. C’est souvent dans l’interaction des tous ces facteurs (économiques, politiques et sociaux) que se nichent les vraies raisons.